Le quartier de La Défense était la prochaine cible des terroristes

(Le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse le 24 novembre 2015 sur les attentats du 13 novembre © REUTERS/Eric Gaillard)

L'organisateur présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l'assaut du Raid à Saint-Denis, projetait, avec un complice, de se faire exploser à La Défense, le 18 ou le 19 novembre, a annoncé le procureur de Paris. Par ailleurs, Abdelhamid Abaaoud est revenu sur les scènes de crime après les attentats, a expliqué le procureur de la République de Paris mardi soir.

Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats du 13 novembre, avait prévu de se faire exploser avec un autre terroriste, le 18 ou le 19 novembre à La Défense près de Paris, a annoncé mardi le procureur de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse. Abaaoud et son complice avaient même acheté des costumes à cet effet, pour masquer les explosifs. Deux housses ont été retrouvées dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis où a été abattu l'organisateur présumé des attentats du 13 novembre. A la Défense, ils projetaient de se faire exploser au centre commercial Les quatre temps et au commissariat. 

L'autre terroriste serait le 3ème mort de l'assaut des forces de police à Saint-Denis le 18 novembre, assaut au cours duquel Abdelhamid Abaaoud et sa cousine Hasna Aitboulahcen ont trouvé la mort. Cet homme n'est à ce jour pas identifié même si les enquêteurs disposent d'un ADN et d'empreintes digitales. Selon le procureur, il "est peut-être" le troisième assaillant du commando qui a mitraillé les terrasses de cafés et restaurants parisiens le soir du 13 novembre.

Abaaoud est retourné sur les scènes de crimes

Par ailleurs, François Molins a indiqué qu'Abdelhamid Abaaoud était "revenu sur les scènes de crime après les attentats " alors que les policiers étaient encore en train d'intervenir dans la salle de spectacle du Bataclan. "Entre 22h28 et 00h28" le vendredi 13 novembre, la présence d'Abaaoud, via des éléments de téléphonie, est attestée "dans les 12e, 11e et 10e arrondissements (de Paris), notamment à  proximité du Bataclan ", a expliqué François Molins.

"On peut penser qu'Abdelhamid Abaaoud est revenu sur les scènes de crimes après les attentats", explique le procureur
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Les investigations téléphoniques menées au soir des attentats montrent aussi qu'Abdelhamid Abaaoud a été en contact avec Bilal Hadfi, l'un des kamikazes du Stade de France.

Deux hommes recherchés

Deux hommes sont par ailleurs recherchés par les polices française et belge : Salah Abdeslam, exfiltré de France par deux complices présumés samedi matin, et le Belgo-Marocain Mohamed Abrini, 30 ans, filmé à ses côtés dans une station-essence de Ressons (Oise) deux jours avant les attentats.

Concernant la ceinture d'explosifs découverte lundi dans un amas d'encombrants à Montrouge (Hauts-de-Seine), elle "est exactement de la même fabrication" que celles utilisées par les kamikazes des attentats du 13 novembre, a souligné François Molins. "Un tissu de présomptions permet de penser" que cette ceinture a un lien avec les attentats, a-t-il expliqué. 

Enfin, le parquet a requis la détention provisoire pour le logeur présumé d'Abdelhamid Abaaoud, Jawad Bendaoud, à l'issue de six jours de garde à vue. L'homme a été arrêté le 18 novembre dans la rue, à proximité immédiate de l'appartement de Saint-Denis pris d'assaut par les policiers et où Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aitboulahcen et un homme non identifié sont morts.

 

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