Le procès en appel d'AZF s'ouvre pour quatre mois

L\'usine pétrochimique AZF dans la banlieue sud de Toulouse (Haute-Garonne) après la violente explosion du 21 septembre 2011.
L'usine pétrochimique AZF dans la banlieue sud de Toulouse (Haute-Garonne) après la violente explosion du 21 septembre 2011. (PASCAL PAVANI / AFP)

La société Grande Paroisse, filiale de Total, est rejugée pour "homicides et blessures involontaires". L'explosion de l'usine chimique de Toulouse a fait 31 morts en septembre 2001.

Le feuilleton judiciaire AZF reprend. La société Grande Paroisse, filiale du groupe Total, est jugée en appel à partir du jeudi 3 octobre à Toulouse pour l'explosion de son usine chimique le 21 septembre 2001. La déflagration a fait 31 morts. La catastrophe, une des plus graves dans l'industrie en France depuis la deuxième guerre mondiale, a également fait 20 000 blessés, 85 000 sinistrés et des milliards d'euros de dégâts.

En novembre 2009, à l'issue du premier procès, la justice avait prononcé la relaxe générale. Les experts consultés à l'époque avaient estimé que le désastre pouvait être imputé au stockage imprudent dans un même hangar de matières chlorées et nitratées qui deviennent explosives lorsqu'elles sont combinées. Mais le tribunal correctionnel avait jugé cette hypothèse trop fragile. Le parquet avait alors fait appel.

Comme son ex-société, l'ancien directeur de l'usine, Serge Biechelin, est rejugé à partir de jeudi pour "homicides et blessures involontaires". Le procès doit durer quatre mois. Quelque 2 351 parties civiles doivent être présentes contre 3 149 en première instance. Même si elle se dit pénalement innocente dans ce dossier, Total  a déjà versé près de deux milliards d'euros pour réparer les dégâts de la catastrophe. Les victimes de ce drame espèrent de ce nouveau procès qu'il fera enfin la lumière sur les causes et les responsabilités dans ce drame. 

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