Le point sur l’enquête, huit jours après les attentats

(Des passants se recueillent le 21 novembre devant l'un des sites des attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 130 morts © REUTERS/Charles Platiau)

Huit jours après les attentats, il ne reste plus qu’une seule personne en garde à vue en France. C’est le logeur qui avait prêté son appartement au commando à Saint-Denis. La priorité pour les enquêteurs, c’est de retrouver Salah Abdeslam. C’est lui qui avait loué deux des trois voitures utilisées dans les attaques du 13 novembre.

Son visage est partout. Effectivement, c'est l'inquiétude n°1 à la fois en Belgique et en France. Personne ne comprend pourquoi Salah Abdeslam n'est pas allé jusqu’au bout alors que tous les autres sont morts en martyrs. A-t-il eu peur au dernier moment ? C'est une hypothèse évoquée par l'avocate de l'un des deux hommes qui disent être venus le chercher dans le nord de Paris le lendemain des attentats pour l'exfiltrer vers la Belgique. Depuis, il est introuvable. 

Un homme a été arrêté vendredi à Molenbeek, on a trouvé des armes chez lui. Est-il un proche de de Salah Abdeslam ? Il est soupçonné en tout cas d'être lié aux attentats mais sans qu'on puisse dire s'il était ou non à Paris.

Le kamikaze de l'appartement de Saint-Denis pas encore identifié 

A Saint-Denis, l'ADN du kamikaze qui s'est fait exploser dans l'appartement aux côtés d'Abdelhamid Abaaoud et de Hasna Aït Boulahcen a pu être isolé. En l'état, il ne correspond à celui d'aucune personne déjà condamnée ou mise en cause en France, selon nos informations.

 

Sur le plan des interpellations, sept des huit personnes arrêtées mercredi matin au cours de l'assaut à Saint-Denis ont été relâchées. Il ne reste que le logeur en garde à vue, Jawad Bendaoud, celui qui dans une interview disait ne pas avoir su à qui il avait affaire. La police a visiblement encore des doutes et des questions à lui poser.

 

Vous êtes à nouveau en ligne