Le parquet de Paris veut renvoyer aux assises le hacker Ulcan pour "menaces de mort" et "appels téléphoniques malveillants"

Le hacker Grégory Chelli, \"Ulcan\", dans un reportage de France 2 diffusé le 25 septembre 2014.
Le hacker Grégory Chelli, "Ulcan", dans un reportage de France 2 diffusé le 25 septembre 2014. (FRANCE 2)

Le parquet souhaite que le hacker soit jugé pour pour "violences volontaires avec préméditation ayant entraîné la mort sans intention de la donner" mais aussi pour "dénonciations mensongères" et "calomnieuse", "appels téléphoniques malveillants réitérés" et "menaces de mort".

Il est notamment accusé d'avoir causé la mort d'un homme. Le parquet de Paris a demandé au juge d'instruction, jeudi 31 janvier, d'ordonner le renvoi aux assises du hacker Ulcan, Franco-Israélien de 36 ans, pour "violences volontaires avec préméditation ayant entraîné la mort sans intention de la donner" mais aussi pour "dénonciations mensongères" et "calomnieuse", "appels téléphoniques malveillants réitérés" et "menaces de mort".

A l'été 2014, Ulcan, de son vrai nom Grégory Chelli, adepte du piratage de sites pro-palestiniens ou de médias, avait d'abord multiplié les représailles contre le média en ligne Rue89, après la publication d'un article à son sujet. Le trentenaire avait notamment ciblé les parents de Benoît Le Corre, l'auteur de l'article. Piratant leur ligne téléphonique, l'activiste s'était fait passer auprès des forces de l'ordre pour un homme retranché qui avait tué sa femme et son bébé. Une vingtaine de policiers avaient cerné leur maison au milieu de la nuit. Quelques jours plus tard, le père du journaliste avait été victime d'un infarctus. Il était mort un mois et demi plus tard.

Le parquet demande également que cet ancien membre de la Ligue de défense juive (LDJ), un groupuscule de jeunes sionistes radicaux, soit jugé pour ses autres canulars. Ceux-ci avaient ciblé un policier et plusieurs journalistes, dont le directeur de Rue89, Pierre Haski. Ulcan, installé en Israël depuis 2010, fait l'objet d'une demande d'extradition et d'un mandat d'arrêt, émis par la juge d'instruction en juillet 2015. Trois ans plus tard, le parquet avait demandé une première fois le renvoi d'Ulcan aux assises, mais un nouveau juge d'instruction avait décidé de rouvrir l'enquête, notamment pour donner l'occasion à Ulcan de se présenter librement à sa convocation, le 11 janvier. Ce que le hacker a refusé.

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