Le gouvernement aurait bien autorisé l'extradition d'Aurore Martin en Espagne

Image tirée d\'une vidéo tournée par la guardia civil, montrant Aurore Martin après sa remise par la France aux autorités espagnoles.
Image tirée d'une vidéo tournée par la guardia civil, montrant Aurore Martin après sa remise par la France aux autorités espagnoles. (GUARDIA CIVIL / AFP)

Selon Mediapart, François Hollande a lui-même donné son feu vert pour transférer la militante basque en Espagne, où elle est poursuivie.n

JUSTICE – Manuel Valls et Christiane Taubira assurent qu'il n'y sont pour rien. Et si François Hollande en personne était pour quelque-chose dans la décision d'extrader la militante basque Aurore Martin en Espagne ? C'est ce qu'affirme, jeudi 8 novembre, le site d'information Mediapart.

Avant d'ordonner le transfèrement de la jeune femme en Espagne, où elle est poursuivie pour "terrorisme" et "participation à une organisation terroriste", "des consultations au plus haut niveau" impliquant les ministres concernés et le président ont été conduites, assure Mediapart (article payant), citant une source officieuse à l’Elysée.

Une arrestation programmée ?

Le site doute également de la thèse officielle selon laquelle l'arrestation, jeudi 1er novembre, faisait suite à un contrôle de routine. L'interpellation d’Aurore Martin n'aurait, en effet "pas de caractère fortuit", selon cette source élyséenne. "Les bonnes relations du président avec les autorités espagnoles et la volonté de renforcer la lutte antiterroriste facilitent ce type d’opération", a-t-on précisé à l'Elysée, selon Mediapart.

Ces révélations risquent de relancer la polémique suscitée par ce transfèrement. De nombreux élus locaux de droite comme de gauche ont dénoncé le mandat d'arrêt européen visant Aurore Martin, qui lui reproche des faits interdits en Espagne mais non réprimés en France. Jusqu'à présent, le gouvernement avait assuré ne pas être intervenu dans ce dossier.

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