La justice autorise l'indemnisation des femmes ayant fait retirer leurs prothèses PIP

(Maxppp)

A quelques jours de l'ouverture du procès des ex-cadres de la société Poly Implant Prothèses, la justice a décidé jeudi de permettre l'indemnisation des femmes qui ont décidé de se faire retirer ces prothèses de manière préventive.

La chambre d'instruction a donc
décidé jeudi d'invalider les ordonnances de la juge Annaïck
Le Goff
. En charge de l'instruction du volet ouvert pour "blessures
involontaires" en décembre 2011 par le parquet de Marseille, celle-ci avait
décidé d'écarter de la procédure les femmes dont les prothèses enlevées ne
présentaient pas de rupture.

Selon Phillippe
Courtois, plus de 10.000 femmes étaient potentiellement concernées par cette décision. Des femmes qui auraient été "alors les oubliées de la justice ", selon lui. L'avocat
se réjouit donc de cette dernière décision de justice : "Elles restent associées à une
instruction qui se poursuit et peut conduire à la mise en examen d'autres
personnes tout en préservant leur droit à indemnisation
".

"C'est une excellente nouvelle pour les victimes" (Me Philippe Courtois)

Cinq ex-cadres de la
société française Poly Implant Prothèse sont cités à comparaître lors du procès
hors normes qui se tiendra à Marseille du 17 avril au 14 mai, pour ces faits présumés
commis entre le 1er avril 2001 et le 29 mars 2010. A ce jour, 5.127 plaintes ont été reçues au
parquet de Marseille pour ce volet de l'affaire, dont 220 plaintes étrangères.

 

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