Justice "à bout de souffle" : l'USM réclame des mesures budgétaires

(L'Union syndicale des magistrats dénonce dit-elle depuis longtemps la "misère" de la justice © MaxPPP)

L'Union syndicale des magistrats (USM) demande des hausses budgétaires après le constat d'une justice "sinistrée" et "au bord de l'embolie" établi par le garde des Sceaux.

Deux mois après son arrivée au ministère de la Justice, Jean-Jacques Urvoas décrit une justice "à bout de souffle" financièrement dans le Journal du Dimanche (JDD). Une prise de position qu'attendait depuis longtemps Céline Parisot, la secrétaire générale de l'Union syndicale des magistrats (USM).

La "misère" reconnue

La secrétaire générale de l'USM rappelle que son organisation "dénonce depuis très longtemps la misère de la justice et des tribunaux , sans être entendue la plupart du temps". Céline Parisot souhaite que le garde des Sceaux, une fois son état des lieux effectué, "porte une voix suffisamment haute et forte pour que le budget des tribunaux soit réellement augmenté" .

"Qu'on prenne réellement en compte nos difficultés à payer nos dettes, à fonctionner" : Céline Parisot, la secrétaire générale de l'Union syndicale des magistrats (USM)
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Une situation ambiguë

Céline Parisot pointe aussi "le paradoxe" que constituent les effets d'une justice démunie de moyens au point de pas honorer ses factures et ses dettes. "On va sanctionner des gens qui font la même chose que la justice, qui ne paient pas leurs dettes, qui laissent leurs contrats de côté" déclare la secrétaire générale de l'USM. "C'est un peu paradoxal" conclut-elle.

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