VIDEO. Jean-Yves Le Drian justifie la convocation de plusieurs journalistes à la DGSI par "le secret défense"

franceinfo

"Toute personne non habilitée à avoir des documents secret défense est poursuivie", a déclaré le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. 

Jean-Yves Le Drian a expliqué, mardi 28 mai sur France Inter, la convocation de plusieurs journalistes à la DGSI en l'espace de quelques semaines. "Ça fait partie de la manière dont l'État doit fonctionner, a plaidé le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. S'il n'y a plus de secret défense ou de documents classifiés pour assurer la sécurité de notre pays, alors on va dans une situation extrêmement compliquée."

La convocation de la journaliste Ariane Chemin à la DGSI, qui fait suite à celle de sept autres journalistes du site Disclose, de Radio France et de l'émission "Quotidien" de TMC, ayant pour point commun d'avoir enquêté sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen, a soulevé une vague de protestations de journalistes et de personnalités politiques, qui y voient une atteinte à la liberté de la presse et au droit d'informer.  

"Il y a des documents classifiés, confidentiels, secret défense. Et toute personne non habilitée à en avoir la possession est soumise à une poursuite judiciaire, a fait valoir le ministre. Ce n'est pas une chasse aux journalistes. Pour toute personne, c'est comme cela. Dès que vous rompez ce secret défense, vous êtes poursuivi. La publication de documents secret défense fait systématiquement l'objet de poursuites, quoi qu'il arrive."

"Ça arrive par ailleurs à M. Squarcini en ce moment", a ajouté Jean-Yves Le Drian, évoquant Bernard Squarcini, ancien patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), visé par une enquête. Il aurait conservé des notes et documents classés "confidentiel défense" alors qu'il n'était plus en poste.

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