Jérôme Kerviel et son avocat ont été placés en garde à vue

Jérôme Kerviel, le 23 septembre 2016, à Paris. 
Jérôme Kerviel, le 23 septembre 2016, à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)

L'ancien trader de la Société générale et son avocat David Koubbi ont été entendus dans le cadre d'une enquête ouverte pour "recel d'atteinte à la vie privée". Ils sont accusés d'avoir utilisé des enregistrements d’une magistrate.

Jérôme Kerviel va-t-il avoir une nouvelle fois affaire à la justice ? L'ancien trader de la Société générale et son avocat, David Koubbi, ont été placés en garde à vue, jeudi 8 juin, dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale, a expliqué ce dernier à M6. Ils ont été remis en liberté après avoir été auditionnés.

Les deux hommes ont été entendus dans le cadre d'une enquête ouverte pour "recel d'atteinte à la vie privée", en lien avec une audition qui s'est déroulée en 2013 devant la cour d'appel de Versailles. Selon les informations de M6, ils sont soupçonnés d’avoir utilisé, devant la justice, des enregistrements d’une magistrate en charge du dossier, réalisés par une fonctionnaire de police en charge des investigations.

Une magistrate qui dénonce un "procès truqué"

D'après David Koubbi, cité par la chaîne d'information, la magistrate en question dénonce, dans cet enregistrement, "la conduite d'un procès entièrement truqué avec la complicité de procureurs de la section financière du parquet de Paris". "Avant de les utiliser, nous avons proposé ces enregistrements à l’institution qui les a refusés, continue l'avocat. Au moins maintenant, ils seront traités et ce sera peut-être la fin de cette mascarade judiciaire."

En avril dernier, la Société générale a fait saisir les comptes bancaires de Jérôme Kerviel par un huissier. La banque veut obtenir le versement d'un million d'euros de dommages et intérêts, auquel l'ancien trader a été condamné en septembre 2016 par la cour d'appel de Versailles (Yvelines). Dans ce bras de fer judiciaire, engagé depuis plusieurs années, la Société générale avait d'abord réclamé 4,9 milliards d'euros à son ancien employé.

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