Affaire Kerviel : la justice rejette la demande d'expertise indépendante des pertes de la Société générale

L\'ancien trader de Société générale Jérôme Kerviel (D) et son avocat David Koubbi, à la sortie de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), le 8 septembre 2014.
L'ancien trader de Société générale Jérôme Kerviel (D) et son avocat David Koubbi, à la sortie de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), le 8 septembre 2014. ( PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

L'ex-trader estime que les pertes que lui attribue la banque sont surestimées. Même s'il n'a pas obtenu gain de cause, il poursuit sa bataille judiciaire.

La cour d'appel de Versailles a rejeté, mercredi 14 janvier, la demande formulée par Jérôme Kerviel. Celui-ci souhaite une expertise indépendante des pertes enregistrées en janvier 2008 par la Société générale. L'ancien trader considère que l'estimation de la perte, soit 4,9 milliards d'euros, fournie par la banque, repose sur des assertions de la Société générale qui n'ont jamais pu être vérifiées. La cour va maintenant examiner l'affaire au fond, mais pas avant plusieurs mois. La prochaine audience, technique, a été fixée au 15 avril.

"C'est la raison qui l'emporte", selon l'avocat de la banque

Ce rejet de la justice n'est pas une surprise pour l'avocat de Jérôme Kerviel. "C'est une demande qu'on reformulera ici et ailleurs jusqu'à ce qu'on obtienne satisfaction. On vise un procès équitable",  a réagi le conseil de l'ex-trader, David Koubbi. Dès la lecture de la décision, la défense a déposé une demande visant à obtenir de la Société générale divers documents comptables. "On demande les éléments qui permettraient à Jérôme Kerviel d'être traité comme un justiciable français classique", a expliqué Me Koubbi.

"C'est la raison qui l'emporte", a commenté l'avocat de la banque, Jean Veil. Pour lui, "la Société générale a toujours été totalement transparente avec toutes les institutions. (...) Tous les éléments existent et, par conséquent, c'est un faux combat que mène Jérôme Kerviel".

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