"Je me sens Charlie Coulibaly" : deux mois avec sursis pour Dieudonné

(Dieudonné à l'audience, le 4 février dernier © MaxPPP)

Le tribunal correctionnel de Paris a a condamné mercredi le polémiste Dieudonné à deux mois de prison avec sursis pour apologie d'actes de terrorisme. Le parquet avait requis 200 jours-amende à 150 euros, soit 30.000 euros.

Le tribunal correctionnel de Paris a envoyé mercredi un message de fermeté à l'encontre de Dieudonné, qui le 11 janvier au soir de la grande manifestation civique, avait écrit sur Facebook "Je me sens Charlie Coulibaly". Il a condamné le polémiste pour apologie d'actes de terrorisme. Le parquet avait rapidement ouvert une enquête, qui avait abouti à la garde à vue du polémiste et à une comparution en correctionnelle. A l'audience, le 4 février dernier, Dieudonné avait eu beau condamner* "sans retenue " les attaques terroristes, expliquer s'être senti exclu de la marche parisienne, et traité "comme un terroriste* " par les autorités, rien n'y avait fait.

Le parquet avait demandé une peine de 200 jours-amende à 150 euros, soit 30.000 euros - si l'amende n'est pas payée elle se transforme en prison. Le tribunal correctionnel a préféré faire plus simple : Dieudonné est condamné à deux mois de prison, avec sursis.

Ce jugement satisfait Me Rémi-Pierre Drai, défenseur de l'association "Avocats sans frontières", partie civile dans ce dossier, en tant qu'avocat des victimes de terrorisme. Me Drai estime qu' "on ne peut tout dire".

"Même Coluche avait une certaine retenue. Il ne montait pas les communautés les unes contre les autres."

"On ne peut pas dire tout et n'importe quoi" : Me Drai, défenseur de l'association "Avocats sans frontières", partie civile dans ce dossier
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