Guyane : les suspects ont avoué avoir tué les deux militaires français

Une pirogue navigue sur le fleuve Oyapock, frontière naturelle entre la Guyane et le Brésil, le 27 juillet 2012 près de Saint Georges de l\'Oyapock. Manoelzinho, chef d\'une bande suspectée par les autorités d\'avoir tué deux militaires français, a été arrêté le 27 juillet sur la rive de l\'Amazone.
Une pirogue navigue sur le fleuve Oyapock, frontière naturelle entre la Guyane et le Brésil, le 27 juillet 2012 près de Saint Georges de l'Oyapock. Manoelzinho, chef d'une bande suspectée par les autorités d'avoir tué deux militaires français, a été arrêté le 27 juillet sur la rive de l'Amazone. (JEROME VALLETTE / AFP)

Ils avaient été arrêtés vendredi au Brésil.

C'est bien eux. Les suspects du meurtre de deux militaires français tués le 27 juin lors d'une opération contre des chercheurs d'or clandestins en Guyane et interpellés vendredi dans le nord du Brésil ont avoué leur forfait, selon la police militaire brésilienne samedi 28 juillet.

Les deux Brésiliens, identifiés sous les noms de Manoel Ferreira Moura et Ronaldo Silva Lima "ont reconnu leur participation dans le meurtre de Sebastien Pissot et Stephane Moralia". Ces deux militaires avaient été tués lors d'une opération contre des orpailleurs clandestins dans la région de Dorlin (ouest), sur le territoire de la commune de Maripasoula, en Guyane française.

Manoel Ferreira Moura, 25 ans, dit "Manoelzinho", un Brésilien de 25 ans à la tête d'un gang violent qui dirigeait un site d'orpaillage clandestin et Ronaldo Silva Lima, dit "O Brabo", ont été arrêtés vendredi à Macapa, capitale de l'Etat brésilien d'Amapa (nord), a indiqué la police brésilienne. Moura avait 5 000 dollars sur lui, un pistolet Glock de calibre 9 mm et un couteau. Lima un Glock 9 mm et 275 dollars.