Fin de l'affaire opposant les deux fils de Philippe de Villiers

(Maxppp)

La Cour de cassation a rejeté ce mardi le pourvoi formé par Laurent de Villiers, fils du député européen Philippe de Villiers, contre le non-lieu dont avait bénéficié son frère, Guillaume, en 2012, qu'il accuse de l'avoir violé dans leur enfance. La première plainte avait été déposée en 2006. C'est donc la fin d'une saga judiciaire qui a déchiré la famille.

La Cour de cassation ne trouve donc rien à redire au non-lieu prononcé le 2 octobre 2012 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon, en faveur de Guillaume de Villiers, accusé de viol par son jeune frère Laurent, âgé aujourd'hui de 29 ans. 

Ce dernier avait déposé une première plainte en 2006, pour des faits de viols répétés qui se seraient passés entre 1994 et 1997, alors qu'il avait entre 10 et 13 ans. L'année suivante, il avait retiré sa plainte, avant d'accuser à nouveau son frère en 2008. Le 17 décembre 2010, après qu'un juge d'instruction eut renvoyé Guillaume de Villiers devant la cour d'assises, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles prononçait un non-lieu. Non-lieu annulé l'année suivante par la Cour de cassation. Cette fois, la Cour n'a rien trouvé à redire sur la façon dont a été prononcé le dernier non-lieu, celui de 2012.

Cette affaire a évidemment empoisonné les relations au sein de la famille de Villiers. Le frère accusé, Guillaume, avait même demandé "pardon" en 2007. Mais la chambre de l'instruction estime qu'aujourd'hui la plupart des faits délictueux sont prescrits, près de vingt ans plus tard. A la sortie de l'audience, l'avocat de Laurent de Villiers a lâché ces mots lourds de sens : "Dans cette famille, les mots viol ou fellation, personne n'arrive à les dire ".

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