Etat d'urgence : 1.233 perquisitions menées depuis le 13 novembre

(Perquisition dans un appartement de Carcassonne le 20 novembre dernier © MaxPPP)

Les forces de l'ordre ont mené 1.233 perquisitions dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale. Ces opérations ont permis d'interpeller 165 personnes, dont 142 ont été placées en garde à vue, et de saisir près de 230 armes.

1.233 perquisitions ont été menées depuis l'entrée en vigueur de l'état d'urgence dans la nuit du 13 au 14 novembre. 230 armes ont été saisies, la moitié étant "des armes longues et des armes de guerre, ce qui témoigne de l'efficacité des perquisitions qui ont été conduites" , a indiqué mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeveuve, qui a également annoncé que sur les 165 personnes interpellées, 142 ont été placées en garde à vue. 

L'une de ces perquisitions administratives a visé ce mardi le village d'Artigat (Ariège), où réside Olivier Corel, surnommé "l'émir blanc" et connu pour avoir été le mentor présumé des djihadistes Mohamed Merah et Fabien Clain.

266 assignations à résidence

La loi prolongeant pour trois mois l'état d'urgence instauré après les attentats de Paris et Saint-Denis est entrée en vigueur samedi dernier. Le texte élargit également les assignations à résidence aux personnes dont "le comportement paraît constituer une menace pour la sécurité et l'ordre public" . Dans ce cadre, 266 assignations à résidence ont été prononcées depuis le 13 novembre, a annoncé le ministre de l'Intérieur. 

"Les mesures de l'état d'urgence doivent se mettre en oeuvre dans le strict respect des principes de l'état de droit, je n'accepterai aucun manquement à ces principes" , a assuré Bernard Cazeneuve devant l'Assemblée. 

 

(Perquisitions, assigantions à résidence, interpellations et saisies d'armes, durant les 8 premiers jours de l'état d'urgence © France Info)

 

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