EDF et le cycliste Floyd Landis condamnés pour espionnage informatique

Un immeuble d\'EDF, le 30 avril 2009 dans le quartier de la Défense, près de Paris.
Un immeuble d'EDF, le 30 avril 2009 dans le quartier de la Défense, près de Paris. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)

La justice soupçonnait le géant de l'énergie et le sportif américain d'avoir fait appel en 2006 aux services d'un même pirate informatique.

Deux volets réunis dans une seule affaire. La justice a condamné, jeudi 10 novembre, EDF à une amende de 1,5 million d'euros et le cycliste américain Floyd Landis à un an de prison avec sursis dans un dossier d'espionnage informatique.

Pourquoi le groupe et le cycliste se retrouvent-ils dans la même affaire ?

La justice soupçonnait en fait le géant français de l'énergie et le sportif américain d'avoir fait appel en 2006 aux services d'un même pirate informatique, lui-même employé par différentes officines d'intelligence économique.

EDF a demandé à cette personne d'espionner l'ONG écologiste Greenpeace, et Floyd Landis le Laboratoire national de dépistage du dopage français. 

La justice a-t-elle été sévère ?

Plutôt avec EDF. La 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre a suivi le ministère public qui avait réclamé, fin octobre, une lourde amende de 1,5 million d'euros contre EDF. Selon la journaliste du Monde Pascale Robert-Diard, présente lors du procès, les dommages et intérêts versés à Greenpeace au titre du "préjudice moral" représentent 500 000 euros.

Pour le sportif américain, le tribunal s'est montré plus clément que le parquet, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis contre le vainqueur déchu pour cause de dopage du Tour de France 2006. La justice n'a cependant pas retenu l'argument des avocats du cycliste qui avaient fait valoir qu'"aucun élément de l'enquête ne venait caractériser une preuve permettant de prouver [sa] culpabilité". Floyd Landis et son ancien entraîneur, également condamné dans cette affaire, ne se sont pas rendus à leur procès. 

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