Dénonciation de crime imaginaire à Aubervilliers : l’instituteur hospitalisé d'office

(L'école d'Aubervilliers dans laquelle l'enseignant s'est auto-mutilé ©Reuters/Charles Platiau)

L’instituteur qui avait déclaré lundi avoir été victime d’une agression par un homme se réclamant de Daech est poursuivi pour "dénonciation de crime imaginaire" par le Parquet de Bobigny. Compte tenu de son état de santé psychique, l'homme a été hospitalisé d'office.

L’instituteur qui avait déclaré le 14 décembre avoir été victime d’une agression par un homme dans sa salle de classe à Aubervilliers a été placé en garde à vue ce lundi à 19h00 pour des faits de "dénonciation de crime ou délit imaginaire" par le Parquet de Bobigny. Il a en effet admis avoir lui-même simulé cette agression pour des raisons que l’enquête devra établir.

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Interné d'office après deux examens psychiatriques

Dans le cadre de la procédure, l'instituteur mis en cause a fait l’objet dans la soirée d’un examen médical par les unités mobiles de psychiatrie légale. Des spécialistes qui ont établi l’altération de son discernement et ont statué à une incompatibilité de son état de santé avec une mesure de garde à vue.

Un second examen psychiatrique, réalisé par la suite à l’hôpital Delafontaine, est parvenu aux mêmes conclusions.

Compte tenu de ces éléments, la mesure de garde à vue a été levée par le parquet de Bobigny à 3h du matin, et l’instituteur d'Aubervilliers a fait l’objet d’une hospitalisation d’office.

Les investigations confiées au commissariat d’Aubervilliers se poursuivent et une expertise psychiatrique sera diligentée dès que possible.

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