Démantèlement d'une cellule islamiste : un militaire et deux civils devant le juge

(Maxppp)

Après le démantèlement d'une cellule islamiste entre Cannes et la Seine-et-Marne en octobre dernier, trois hommes dont un militaire sont entendus par un juge. Ils sont soupçonnés de faire partie d'une filière qui envoie des combattants en Syrie.

Huit mois après le démantèlement d'une cellule
antiterroriste
impliquant des Français de Cannes et de Torcy (Seine-et-Marne),
trois hommes dont un militaire sont présentés à un juge d'instruction. Les jeunes hommes
de 23, 26 et 29 ans pourraient être mis en examen. Ils sont soupçonnés d'avoir apporté
une aide matérielle à un islamiste parti combattre en Syrie face à l'armée de
Bachar al-Assad.

L'un de ces trois hommes est militaire à Toulon. Il serait le frère du combattant parti en
Syrie. Les deux autres sont connus de la justice pour des affaires courantes.

Cellule islamiste

Les enquêteurs sont parvenus à interpeller les trois hommes au terme d'une longue enquête entamée l'automne dernier. A la suite d'une
attaque à la grenade d'une épicerie juive à Sarcelle (Val-d'Oise), le 19
septembre, les policiers ont démantelé un mois plus tard, une cellule islamiste
surnommée "le groupe de Cannes"
. Le chef présumé de cette
cellule, Jérémie Louis-Sidney avait été abattu à Strasbourg.

Cette cellule
terroriste implantée entre Torcy et Cannes est composée d'anciens
délinquants convertis à l'islam radical. Les enquêteurs pensent que plusieurs
membres de cette cellule islamiste ont participé à la mise en place d'une
filière visant à envoyer des groupes armés à l'étranger pour mener le djihad.

D'après
des spécialistes, plusieurs dizaines de Français se sont rendus ou souhaitent
se rendre en Syrie pour combattre. Les policiers ont également découvert
plusieurs éléments similaires "à ceux utilisés par le GIA en 1995 et
1996 pour faire des engins incendiaires".

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