Collision d'Allinges : trois ans de prison requis contre le chauffeur du car

(Maxppp)

Le parquet a requis jeudi trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, contre le chauffeur du car, dans le procès de la collision d'Allinges. En 2008, sept enfants avaient trouvé la mort après que leur car ait été percuté par un TER. 300.000 euros d'amende ont également été requis contre la SNCF et 150.000 euros contre RFF.

Un peu plus d'une semaine après le début du procès de la collision d'Allinges (Haute-Savoie), le procureur a requis jeudi trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, à l'encontre du chauffeur du car. En 2008, Jean-Jacques Prost avait arrêté son véhicule sur les voies de chemin de fer, le car avait alors été percuté par un TER, causant la mort de sept collégiens. Pendant le procès, le chauffeur, très ému, avait indiqué "n'avoir ni vu ni entendu de signaux annonçant l'arrivée du train ". Le procureur a mis en évidence "une accumulation de fautes d'imprudence ".

Jeudi le parquet a également requis 300.000 euros d'amende à l'encontre de la SNCF et 150.000 euros contre Réseau ferré de France (RFF). Le procureur a estimé que les deux entreprises publiques s'étaient rendues coupables de "défaillance de la détection du caractère dangereux du passage à  niveau " d'Allinges.

"Que se serait-il passé si le bus était resté coincé sur le passage à niveau ?" interrogeait dès l'an 2000 un rapport de la SNCF

Le procureur a notamment cité un rapport "alarmiste " de 2000 après un incident. "Cette situation ne manque pas de nous inquiéter sur le plan local. Que se  serait-il passé si le bus était resté coincé sur le passage à niveau ? " avait alors écrit l'agent SNCF en charge du rapport. Et les évènements tragiques ont répondu à la question huit ans plus tard...

Poursuivi pour homicides et blessures involontaires, le chauffeur encourt une peine de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. RFF et la SNCF peuvent être condamnés à une amende maximum de 450.000 euros.

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