Catastrophe d'AZF : la nouvelle thèse jugée peu crédible

(Jean Philippe Arles Reuters)

La publication mercredi d'une contre-enquête sur la catastrophe d'AZF, remettant en cause la thèse de l'accusation a créé l'émoi. Un émoi d'autant plus important que le jugement en appel dans ce dossier est attendu dans un mois. Les parties civiles évoquent une contre-expertise pour le moins farfelue.

Le doute a fait place au scepticisme après la publication
par le journal Sud-Ouest d'une contre-enquête sur la catastrophe d'AZF. Elle
met en avant l'hypothèse d'une première déflagration dans une usine située à côté.
C'est elle qui aurait entrainé l'explosion sur le site AZF. Le groupe Total
serait donc, en partie, dédouané.

Les avocats des parties civiles dénoncent un rapport rempli
de contre-vérité et d'hypothèses déjà écartées par les experts mandatés par la
justice. Cette contre-enquête – publiée par la revue Préventique – serait en réalité
une compilation de rumeurs farfelues et de vieilles hypothèses.

Un conflit d'intérêt ?

La contre-expertise apparaît comme d'autant moins crédible aux
yeux des avocats que le groupe Préventique semble lié à une filiale de Total,
la Sogebi. Les deux sociétés ont signé un partenariat l'an dernier. Préventique
organise des conférences et des formations sur la gestion des risques sur un
ancien site gazier de Total dans les Pyrénées-atlantiques.

Du côté de Total on réfute le terme de conflit d'intérêt
indiquant que le partenariat entre sa filiale et Préventique n'est plus d'actualité. Reste que Total, qui semble gêné aux entournures, a demandé à Préventique de ne plus mentionner ce soit-disant partenariat sur son site internet.

Le jugement du procès en appel qui s'est déroulé au printemps est attendu à la
fin du mois de septembre.

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