AZF: "Des manquements" en matière de sécurité

Le procès AZF se poursuit à Toulouse
Le procès AZF se poursuit à Toulouse (© AFP - Eric CABANIS)

La défense du directeur d'AZF et de la société Grande Paroisse a contesté lundi l'enquête de l'inspection du travail

La défense du directeur d'AZF et de la société Grande Paroisse a contesté lundi l'enquête de l'inspection du travailLa défense du directeur d'AZF et de la société Grande Paroisse a contesté lundi l'enquête de l'inspection du travail

La défense du directeur de l'usine AZF et de la société Grande Paroisse, prévenus d'homicides involontaires pour l'explosion de l'usine à Toulouse en 2001, a contesté lundi l'enquête de l'inspection du travail concluant à des "manquements" en matière de sécurité.

L'inspectrice du travail Marie Graciet a expliqué avoir été "choquée" d'apprendre quelques jours après la catastrophe que le ramassage des sacs usagés et leur stockage dans un hangar (le hangar 335), qui concernait d'abord les seuls nitrates, avait été récemment étendu aux produits chlorés. La zone nord de l'usine, dédiée aux nitrates, et la zone sud, consacrée aux produits chlorés, devaient en principe être séparées de façon étanche.

L'accusation attribue l'explosion au mélange malencontreux de DCCNa (produit chloré) et de nitrate à l'entrée du hangar 221 quelques minutes avant l'explosion de ce dernier.

"Votre rapport a alimenté l'accusation de façon terrible", a lancé à Mme Graciet Me Daniel Soulez-Larivière, avocat du directeur Serge Biechlin. "J'ai constaté un manquement, je n'ai pas fait une enquête sur la piste chimique", lui a rétorqué Mme Graciet. Mme Graciet a dit avoir été informée le 27 septembre par un ouvrier sous-traitant, Gilles Fauré, que celui-ci avait déposé dans le hangar 221 un quart d'heure avant l'explosion une benne de produits dont des déchets provenant de sacs récupérés au hangar 335. Un grand sac ayant contenu du DCCNa devait ensuite être découvert au hangar 335.

Le tribunal, qui étudie la thèse de l'accusation, a ensuite entendu des témoins cités par la défense sur l'information à la sécurité des personnels des entreprises sous-traitantes. "Il y avait un accueil sécurité de 45 minutes (...) on leur disait de ne jamais mélanger des produits", a notamment indiqué Roland Le Goff qui dirigeait la section des pompiers d'AZF.

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