Archives Guéant : Placé dénonce un "scandale d'Etat"

(Philippe Wojazer Reuters)

Les archives de Claude Guéant, quand il était secrétaire général de l'Elysée entre 2007 et 2011 sous Nicolas Sarkozy, ont mystérieusement disparu. Le chef de file des sénateurs écologistes veut une commission d'enquête parlementaire.

C'est l'actuel secrétaire général
Pierre-René Lemas qui le révèle dans une lettre datée de mai 2013, un courrier
adressé au magistrat du pôle financier Roger Le Loire, qui enquête sur une
affaire concernant l'ancien bras droit de Claude Guéant : François Pérol.

Cette
disparition provoque déjà des réactions : c'est un "scandale d'Etat"
pour le chef de file des sénateurs verts, Jean-Vincent Placé, du jamais vu. Les
archives des ministres et de leurs conseillers doivent obligatoirement être
versées au fonds des archives publiques.

  Jean-Vincent Placé a frappé fort et vite,
le chef de file des sénateurs écologistes veut une commission d'enquête
parlementaire et le patron des sénateurs socialistes le soutient. François
Rebsamen compte aussi sur la justice pour mettre tout cela au clair.

Car tous
les courriers, toutes les notes de travail de Claude Guéant se sont envolés.
Ce sont quatre ans de l'histoire de l'Elysée qui ont disparu. Entre 2007 et
2011,  il était le secrétaire général de
Nicolas Sarkozy, tous les dossiers sensibles passaient par lui, y compris celui
qui intéresse le magistrat du pôle financier qui réclame ces archives pour
établir le rôle de François Pérol dans la fusion des caisses d'épargne et des
banques populaires. Le bras droit de Claude Guéant est ensuite devenu le patron
du groupe.

Cette disparition d'archives est une première depuis que Valéry
Giscard d'Estaing l'a mis en place en 1979, le système de conservation impose à
chaque président sortant de livrer tous ses documents papiers et numériques aux
archivistes. Avant, les conseillers partaient avec leurs cartons sous le bras. Claude
Guéant affirme qu'il n'a rien emporté. Celui qui est responsable risque de la
prison, une amende et même la privation de ses droits civiques.

 

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