Alain et Guy Orsoni devant les assises des Bouches-du-Rhône

(Alain Orsoni a démissionné en mars de la présidence de l'AC Ajaccio © MAXPPP)

L'ancien leader nationaliste et l'ancien président de l'AC Ajaccio Guy Orsoni comparaît notamment aux côtés de son fils Guy qui est accusé avec plusieurs complices de deux assassinats en janvier 2009.

C'est un procès qui s'annonce long et tendu. Six semaines d'audience, douze prévenus et en toile de fond le contexte délétère qui régnait dans la cité impériale en cette année 2009. Une année noire, huit assassinats en à peine six mois, huit règlements de compte dont cinq au moins serait le fruit de la guerre qui oppose, selon les enquêteurs, la bande dite du "Petit Bar" et l'entourage de la famille Orsoni. Les deux pour lesquels Guy Orsoni comparaît à partir d'aujourd'hui sont ceux de Thierry Castola et de Sabri Brahimi. Et son fils est jugé pour une tentative d'assassinat contre Francis Castola, le frère de Thierry. Alain Orsoni est également mis en examen dans cette affaire. Il a effectué plusieurs mois de détention provisoire mais a échappé à un renvoi. Mais le parquet lui attribue une complicité morale au lieu d'être juridique. Et il devra répondre du délit de menaces de mort réitérées.

Aucune preuve

Reste que l’instruction n’a pu prouver que l’ancien président de l’AC Ajaccio était complice de son fils et encore moins le commanditaire. Dans cette affaire, même pour le fils Guy, l’épreuve de la preuve s’annonce très compliquée. L’accusation se base sur du bornage téléphonique et des renseignements anonymes obtenus par les policiers. Mais aucun témoin direct. Et pas de traces d’ADN