Air France : les cinq salariés seront jugés pour "violences en réunion"

(Lundi des employés d'Air France sont venus manifester leur solidarité avec les 6 interpellés © MaxPPP)

Arrêtés lundi matin à l'aube, les cinq salariés d'Air France qui étaient en garde à vue ont été déférés devant le parquet de Bobigny. Ils sont convoqués le 2 décembre pour être jugés pour violences en réunion. Par ailleurs, Ils ont été mis à pied par Air France.

La garde à vue de cinq des six salariés interpellés lundi matin s'est achevée ce mardi après un déférement au parquet de Bobigny. Les cinq hommes n'ont pas été présentés à un juge, mais à un magistrat du parquet, ce qui signifie qu'ils n'ont pas été mis en examen, mais qu'ils vont en passer par une procédure plus rapide. Les faits ne sont pas suffisamment caractérisés pour éviter d'entamer une enquête sous la direction d'un juge d'instruction.

Ils passeront néanmoins en jugement, convoqués par procès verbal. Ce sera le 2 décembre devant le tribunal correctionnel pour "violences en réunion". "Les investigations diligentées sous la direction du parquet de Bobigny ont permis d'identifier les auteurs des violences et des dégradations et le rôle de chacun dans le déroulement des faits ", écrit le secrétaire général du parquet dans un communiqué. Ils encourent jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Mis à pied par Air France

Les cinq salariés font tous partie du personnel au sol du fret et de la maintenance d'Air France, et tous ont été identifiés grâce à des témoignages et des vidéos. Les cinq employés seraient syndiqués à la CGT et il y aurait parmi eux un délégué, même si un porte-parole du syndicat évoque lui "trois membres de le CGT" et aucune certitude sur la présence d'un responsable.

Par ailleurs, France Info a appris jeudi que les cinq salariés d'Air France concernés ont été mis à pied.

 

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