Leonarda déboutée par la justice : "Ils auraient mieux fait de nous tuer"

Leonarda Dibrani (d) avec sa famille, le 19 octobre 2013, à Mitrovica (Kosovo).
Leonarda Dibrani (d) avec sa famille, le 19 octobre 2013, à Mitrovica (Kosovo). (ARMEND NIMANI / AFP)

Le tribunal administratif de Besançon a rejeté, mardi, les requêtes des parents de Leonarda Dibrani visant l'obtention d'un titre de séjour en France. L'adolescente crie à "l'injustice" et menace de se suicider.

Pas de titres de séjour pour Leonarda Dibrani et ses proches. Le tribunal administratif de Besançon a rejeté, mardi 28 janvier, les requêtes de la famille expulsée en octobre. Les refus de titres de séjour, accompagnés d'obligations de quitter le territoire français et fixant le Kosovo comme pays de retour, sont donc confirmés, même si la décision peut encore faire l'objet d'un appel.

"Ils auraient mieux fait de nous tuer car ici, ce n'est pas une vie, ce n'est pas de la justice mais de l'injustice, je vais me tuer car ici nous n'avons pas de vie", a immédiatement réagi l'adolescente depuis Kosovska Mitrovica, au Kosovo, où elle se trouve avec sa famille depuis leur expulsion. "Ma patrie, c'est la France."

Le préfet du Doubs conforté dans sa décision

Le tribunal a justifié sa décision en faisant notamment état de "l'absence de perspectives d'insertion économique et sociale en France" du père de Leonarda, Resat Dibrani, "et de toute insertion dans la société française" de la mère de Leonarda.

Par ailleurs, l'institution judiciaire a également noté "l'absence de suivi dans la scolarité de leurs enfants" et "la possibilité pour les plus jeunes d'entre eux de poursuivre leur scolarité au Kosovo". Les mesures prises par le préfet du Doubs n'ont donc pas été jugées en contradiction avec les droits de l'enfant.

Jusqu'à présent, toutes les demandes judiciaires ou administratives du couple pour obtenir le droit d'asile ou un titre de séjour ont été rejetées.

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