Décès d'un enfant dans un ascenseur à Argenteuil : l'enquête doit déterminer si l'ascenseur était bien conforme

Des fleurs déposés devant le centre commercial d\'Argenteuil, en hommage à l\'enfant de 5 ans décédé
Des fleurs déposés devant le centre commercial d'Argenteuil, en hommage à l'enfant de 5 ans décédé (Thomas Schonheere / RADIOFRANCE)

Une enquête pour "homicide involontaire" est ouverte après la mort d'un garçon de cinq ans qui s'est retrouvé coincé par un ascenseur dans un centre commercial.

Deux jours après la mort dramatique d'un enfant de cinq ans dans un accident d'ascenseur à Argenteuil, la sûreté départementale du Val-d'Oise a commencé dimanche 10 juin à entendre les témoins directs de l'accident, rapporte France Inter. Une enquête pour "homicide involontaire" est ouverte. Elle a été confiée à un juge d'instruction. 

Selon la préfecture du Val-d'Oise, qui dans un premier temps avait indiqué que l'engin ne présentait pas d'anomalie, l'enquête doit déterminer si l'ascenseur en question était bien conforme. Le centre commercial avait récemment fait l'objet d'une visite de la commission de sécurité et aucune anomalie n'avait été détectée. Mais l'enquête doit désormais s'assurer que l'ascenseur a bien été concerné par cette visite "globale" de la commission de sécurité.

"La seule explication plausible, c'est que ce soit un appareil hydraulique"

L'entreprise Schindler, chargée de la maintenance de l'ascenseur, assure dans un communiqué publié samedi "coopérer pleinement avec les autorités afin d'établir les raisons de l'accident, dont les causes ne sont pas encore connues à ce stade", et exprime "sa plus profonde tristesse devant le décès du jeune garçon et son état de choc face à cet accident".

Lorsque les portes de l'ascenseur se sont ouvertes au premier étage, l'appareil a décroché, et l'enfant qui sortait s'est retrouvé coincé. "La seule explication plausible, c'est que ce soit un appareil hydraulique, puisque naturellement il va redescendre vers le bas s'il y a un problème de pression hydraulique", estime pour sa part François Guiauchain, président de la Fédération des indépendants experts et des bureaux de contrôles des ascenseurs. Ces ascenseurs "sont déplacés par un vérin hydraulique dans lequel on envoie de l'huile sous pression", précise-t-il, alors qu'un appareil électrique "a un contrepoids".