"Je n'ai plus qu'à me raboter les os des hanches" : un mannequin pousse un coup de gueule contre une agence française

Un mannequin défile lors de la Fashion Week à New York, le 6 septembre 2008.
Un mannequin défile lors de la Fashion Week à New York, le 6 septembre 2008. (NICHOLAS ROBERTS / AFP)

Jugée trop grosse par une agence française, Julia, mannequin au Canada et aux Etats-Unis, a raconté sa mésaventure sur Instagram. 

"La France se démarque encore par sa vision hermétique d'un idéal désuet." Tel est le constat dressé sur son compte Instagram par Julia, 25 ans, mannequin au Canada et aux Etats-Unis, et relayé, samedi 8 septembre, par 20 Minutes. Le 30 août, la jeune femme, qui "mesure 1,72 m et fai[t] un 36-38", a poussé un coup de gueule contre le diktat de la minceur et relaté une expérience marquante. Dans son témoignage, publié sur Causette, elle dit avoir eu rendez-vous, "il y a quelques semaines", avec une agence parisienne afin de "travailler sur le marché européen". Arrivée dans les locaux de cette agence, c'est la douche froide. 

"Ah, mais en fait tu es très très curve", lui aurait dit une membre de l'équipe. Traduction : Julia présente des courbes trop prononcées. "On est vraiment trop déçus", lui aurait-on dit, avant de mesurer son tour de hanches : "99 centimètres, c'est beaucoup trop." Julia raconte avoir demandé combien de poids elle devrait perdre. "Six centimètres de hanches, grand minimum", s'entend-elle répondre. "On parle de quatre tailles, je n'ai plus qu'à me raboter les os des hanches", écrit-elle.

"Les obèses, ça marche aux Etats-Unis, pas ici"

Julia explique à ses interlocuteurs que c'est impossible. "Si, si, c'est possible ! répondent-ils, d'après son récit. Regarde dans les émissions comme 'Koh Lanta' où des gens vont sur des îles désertes, ils s'affament et ils réussisent à être maigres, eux." Avant de quitter l'agence, on lui aurait asséné cette phrase : "Tu sais Julia, les obèses, ça marche aux Etats-Unis, mais pas ici." 

Des propos qui l'ont poussée à prendre la parole. "Mon âge et mon expérience m'ont aidée à relativiser ce rendez-vous, ce ne serait peut-être pas le cas d'autres filles. Si cela m'était arrivé plus tôt, au début de ma carrière, j'aurais été détruite", conclut-elle. 

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