VIDEO. Le jour où Simone Veil est montée à la tribune de l'Assemblée pour défendre le droit à l'avortement

France 2

Celle grâce à qui le droit à l'IVG a été instauré en France en 1974 est morte, vendredi 30 juin.

Elle avait 89 ans. Grande figure de la vie politique française, Simone Veil est morte, vendredi 30 juin. Le 26 novembre 1974, c'est elle qui, en tant que ministre de la Santé, vient défendre le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) à l'Assemblée nationale. Pendant 25 heures de débat, elle affronte 74 orateurs, mais elle tient tête. La loi sur l'IVG est votée par 284 voix contre 189, le 29 novembre 1974, à 4 heures du matin.

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Le coup de théâtre de Bobigny

C'est le procès de Bobigny qui, en 1972, marque un tournant dans cette bataille. Marie-Claire, 17 ans, est jugée pour s'être fait avorter. Elle avait été violée. Elle risque la prison ferme, mais coup de théâtre, les juges ne vont pas la condamner.

Dans la foulée, 331 médecins avouent publiquement pratiquer l'IVG. Le professeur Lejeune prend, quant à lui, la tête des anti-avortements. Dans ce contexte, le président, Valéry Giscard d'Estaing nomme Simone Veil ministre de la Santé et la charge de porter le fer au Parlement. La loi légalisant l'IVG est promulguée le 17 janvier 1975.

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