Affiches anti-IVG sur des abribus parisiens : du "vandalisme" pour JCDecaux, qui annonce porter plainte

Une affiche anti-IVG collée sur un abribus du 16e arrondissement parisien, le 16 janvier 2017.
Une affiche anti-IVG collée sur un abribus du 16e arrondissement parisien, le 16 janvier 2017. (JULIEN BALDACCHINO / FRANCEINTER)

Des affiches anti-avortement ont été collées sur les abribus de plusieurs arrondissements de la capitale, lundi 16 janvier.

Le 12 janvier, les lecteurs du Figaro ont découvert la campagne "IVG tous concernés". Le collectif En marche pour la vie y publiait de grands visuels contre l'avortement. Quelques jours plus tard, c'est dans les abribus parisiens que les passants ont pu observer ces affiches. "T'inquiète, je vais t'aider à ne pas gâcher ta vie", pouvait-on lire en attendant le bus, lundi 16 janvier. De quoi faire réagir les internautes. "Vous êtes vraiment sérieux, JC Decaux ?" dénonce l'une d'entre eux.

Chargée de la gestion des affichages sur les abribus, JCDecaux a dénoncé cette opération. "C'est du piratage, du vandalisme des abribus", explique à franceinfo une représentante de cette société spécialisée dans la publicité urbaine. L'entreprise, qui n'a donc jamais validé ces affiches, les a rapidement retirées, lundi. "Une centaine d'abribus était concernée dans les 8e, 9e, 14e, 15e, 16e arrondissements et l'hypercentre de Paris", détaille la société, qui annonce porter plainte.

"Une action isolée de militants"

Du côté du collectif En marche pour la vie, à l'origine de la campagne, on ne sait pas qui se cache derrière ce collage sauvage. Emile Duport, leader du mouvement anti-avortement Les Survivants et membre du collectif, dénonce une "action isolée de militants". "Je suis heureux que notre campagne ait pu être regardée, mais cela ne peut pas se faire par la voie illégale, commente-t-il à franceinfo. Nous n'avons pas payé pour ces emplacements."

Il affirme que son mouvement n'a pas "coordonné cette opération" et tient à en dénoncer le procédé. "Les fichiers en haute définition étaient disponibles sur le site. Les militants ont dû les imprimer à partir de là", avance-t-il, ajoutant qu'il va interroger les militants pour trouver les responsables. "Après, ils font ce qu'ils veulent."

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