La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13 500 participants, selon le cabinet indépendant Occurrence

La marche contre l\'islamophobie arrive près de Gare du Nord à Paris, le 10 novembre 2019. 
La marche contre l'islamophobie arrive près de Gare du Nord à Paris, le 10 novembre 2019.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

De nombreuses personnalités, notamment politiques, ont participé à ce rassemblement. 

"Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture"Une cinquantaine de personnalités, collectifs et associations ont appelé dans une tribune à manifester, dimanche 10 novembre à Paris, pour dire "stop à l'islamophobie". La manifestation a débuté peu après la mi-journée, en partant de la Gare du Nord. Le cortège est arrivé vers 16 heures place de la Nation. 

La manifestation contre l'islamophobie a rassemblé 13 500 personnes selon un décompte du cabinet de comptage indépendant Occurrence, mandaté par un collectif de médias dont franceinfo.

Un appel a aussi été lancé pour une manifestation à Toulouse.

 Au moins 40 000 participants selon les organisateurs. "On serait au moins 40 voire 50 000 personnes aujourd'hui", revendique Madjid Messaoudene, conseiller municipal de gauche à Saint-Denis et initiateur de l’appel à la mobilisation sur Twitter

Plusieurs personnalités présentes. Parmi les personnalités appelant à défiler à Paris, on trouve le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, la journaliste et réalisatrice Rokhaya Diallo, l’avocat Arié Alimi, la journaliste Aida Touihri ou encore Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris. "Cette manifestation est un cri d'alerte à l'opinion pour dire stop au racisme", a déclaré sur BFMTV Olivier Besancenot, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). 

Un rassemblement qui divise à gauche. Certains responsables politiques et personnalités qui ont signé le texte à l'origine de ce rassemblement ont finalement décidé de ne pas y participer. D'autres iront manifester, mais demandent que leur nom soit retiré de la liste des signataires.

 Le terme "islamophobie" questionné par des responsables politiques. L'usage de ce mot est âprement critiqué par une partie de la classe politique, du Rassemblement national au Parti communiste, en passant par le gouvernement. Explications.

"Un racisme corrélé au rejet des immigrés". Dans son dernier rapport, la Commission nationale consultative des droits de l'homme note que "l'aversion à l'islam s'accompagne très souvent de méfiance envers les immigrés" et que ces derniers sont "surreprésentés parmi les victimes d'actes racistes". Elle rappelle que "ce ne sont pas les événements en tant que tels qui pèsent directement sur les opinions des individus, mais la manière dont ces événements sont interprétés par le monde politique et médiatique". 

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