Immobilier : les trois chiffres qui témoignent de la flambée des prix à Paris

Un chantier dans Paris, en janvier 2017. 
Un chantier dans Paris, en janvier 2017.  (MAXPPP)

Le prix du mètre carré à Paris a augmenté de 7,7% en un an, pour s'établir à 8 942 euros, selon une étude dévoilée, lundi, par le réseau d'agences immobilières Century 21. Près de la moitié des acheteurs sont des cadres supérieurs ou exercent des professions libérales.

Se loger à Paris n'a jamais été aussi onéreux. Le réseau d'agences immobilières Century 21 a annoncé, lundi 26 juin, que le prix du mètre carré des logements dans la capitale avait atteint des niveaux inédits. Au premier trimestre 2017, les biens parisiens s'achetaient à 8 942 euros le mètre carré en moyenne, soit 7,7% de plus qu'au premier trimestre 2016. En trois chiffres, franceinfo illustre l'ampleur du phénomène.

8 942 euros : record du prix au mètre carré

Au premier trimestre 2017, les prix de l'immobilier à Paris se sont établis à 8 942 euros du mètre carré, une augmentation de 7,7% en un an. A titre de comparaison, sur l'ensemble de la France, la hausse n'a été que de 1,5% sur un an, s'établissant à 2 532 euros du mètre carré, explique Century 21 dans son communiqué. Selon le réseau d'agences, il s'agit d'un nouveau record, et la hausse se poursuit au deuxième trimestre 2017 : "Nous avions annoncé en début d’année qu[e le prix du mètre carré] franchirait les 9 000 euros, c'est chose faite au 2e trimestre 2017."

En cause, l'insuffisance des nouvelles constructions à Paris et le retour en France de riches expatriés en provenance de Londres après le Brexit, l'élection de Donald Trump et celle d'Emmanuel Macron, explique Le Monde (lien abonnés).

51 mètres carrés : la superficie moyenne des biens achetés, en baisse

Les prix flambent, alors les Parisiens achètent moins. "Ces prix délirants découragent tout de même des acheteurs. Nous constatons un léger recul de l'activité, de 3%", affirme au Monde Laurent Vilmont, le président de Century 21. Ceux qui achètent hésitent moins à se tourner vers des logements plus petits, la surface moyenne des biens achetés passant "de 53 mètres carrés à 51 mètres carrés". "Deux mètres carrés de moins en un an, c'est beaucoup", commente-t-il.

Signe que la compétition pour acheter est rude, le durée moyenne nécessaire pour vendre un logement est en chute libre : au premier trimestre 2017, les logements ont trouvé preneurs en 58 jours en moyenne, contre huit jours de plus un an plus tôt.

46% : la part de cadres supérieurs et professions libérales parmi les acheteurs

Laurent Vilmont alerte : "Paris devient une ville exclusive." Le montant moyen des achats au premier trimestre 2017 était de 446 982 euros, et ces prix toujours plus élevés ont un effet sur la sociologie des acheteurs. Près de la moitié des acquéreurs (46%) étaient des cadres supérieurs ou exerçaient des professions libérales.

C'est six points de plus qu'à la même période en 2015, et dix points de plus qu'en 2009. Depuis cette même année, la part des ouvriers et des employés chez les acheteurs de logements est passée de 13,9% à 6,8%. Signe que les classes populaires risquent d'être exclues de la capitale.

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