Quotas pour l'immigration économique : "Inconséquent sur le plan sanitaire et scandaleux sur le plan humanitaire", estime Olivier Faure

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, à Paris, le 17 juillet 2019.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, à Paris, le 17 juillet 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le premier secrétaire du Parti socialiste dénonce également le délai de carence de trois mois pour l'accès des demandeurs d'asile à la protection universelle maladie, "une imbécilité sur le plan sanitaire".

"Le problème n'est pas de parler d'immigration, mais de bien en parler et de ne pas ouvrir des dispositions qui sont en réalité inconséquentes sur le plan sanitaire et scandaleuses sur le plan humanitaire", a réagi mardi 5 novembre sur franceinfo Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, député PS de Seine-et-Marne. L'instauration de quotas d'immigration professionnelle que doit annoncer l'exécutif mercredi 6 novembre vise à faire face aux difficultés de recrutement grandissantes de certains secteurs, pour lesquels la procédure d'embauche d'un salarié étranger est jugée trop difficile.

Le gouvernement a également évoqué un délai de carence de trois mois pour l'accès des demandeurs d'asile à la protection universelle maladie (PUMa). "Les associations qui travaillent auprès des migrants nous disent à quel point des gens arrivent fragilisés par leur parcours migratoire et qu'ils sont dans une situation de détresse absolue. Attendre trois mois avant de les soigner est une ineptie", insiste Olivier Faure. Ces personnes sont souvent à la rue "et porteurs de maladies contagieuses, c'est une imbécilité sur le plan sanitaire".

Avec ces mesures, le gouvernement veut séduire un électorat "de plus en plus à droite et participer à un face-à-face permanent avec l'extrême droite", estime Olivier Faure.

Vous êtes à nouveau en ligne