"Ligue du LOL", des révélations à "Vice France" sur un groupe de messagerie aux propos "sexistes et outranciers"

Capture d\'écran du logo de Vice, réalisée sur le site de Vice France, lundi 11 février 2019.
Capture d'écran du logo de Vice, réalisée sur le site de Vice France, lundi 11 février 2019. (VICE / FRANCEINFO)

"L'Express" affirme que les sept personnes de ce groupe faisaient "subir quotidiennement des remarques désobligeantes et humiliantes". "Le dossier a été traité", assure le site internet à franceinfo.

Une dizaine de salariés et anciens salariés du web magazine Vice, accusés de graves dérives sexistes : c'est ce que révèle L'Express, lundi 11 février. "Deux d'entre eux, R. B. et S. C., ont été licenciés pour faute par la direction en juillet 2017, quelques semaines après la découverte des faits", indique l'hebdomadaire sur son site. "Le dossier a été traité. Les personnes mentionnées ne font plus partie de l'entreprise", affirme simplement Vice à franceinfo. Ces révélations interviennent en pleine affaire de "La Ligue du LOL", ce groupe de journalistes accusés de cyberharcèlement.

"Il apparaît en effet que vos collègues ont à subir quotidiennement des remarques désobligeantes et humiliantes, que ce soit sur la qualité de leur travail, le fait que ce soit des femmes ou parfois même sur leurs orientations sexuelles. Nous avons en ce sens reçu des témoignages particulièrement clairs et similaires", stipule la lettre de licenciement adressée à l'un d'entre eux, dont L'Express publie des extraits.

"Un déversement d'insultes"

L'hebdomadaire indique que l'affaire a été révélée à l'été 2017, lorsqu'une nouvelle directrice des ressources humaines est arrivée à Vice France. Elle raconte avoir reçu les témoignages de femmes de la rédaction. "Toutes évoquaient une ambiance particulièrement violente, salace et dégradante", affirme L'Express. Ces femmes dénoncent aussi les agissements de leurs collègues masculins, présents depuis les débuts de Vice (2013), parfois en position hiérarchiquement supérieure, et regroupés dans un groupe de messagerie instantanée d'abord intitulé "Les darons", puis "Townhall" : "Le théâtre quotidien d'un déversement de propos sexistes et outranciers, d'insultes ("Coquine", "salopes", "souillées")."

Le groupe comptait sept personnes. La direction de Vice a entamé des procédures de licenciement à l'égard des cinq autres membres des "darons". "Toute inconduite, de quelque nature que ce soit, ne sera pas tolérée au sein de notre entreprise", insiste Vice à franceinfo.

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