"Les victimes ne sont plus seules" : une vingtaine de groupes de médias signent une charte contre le harcèlement sexuel

Une enquête participative en ligne lancée par plusieurs collectifs de journalistes a révélé, le 7 mars 2019, l\'ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans les médias.
Une enquête participative en ligne lancée par plusieurs collectifs de journalistes a révélé, le 7 mars 2019, l'ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans les médias. (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)

L'initiative a été portée par l'association Pour les femmes dans les médias, après les révélations de l'affaire de la "Ligue du LOL". 

Une vingtaine de groupes de médias ont signé, mercredi 13 mars, une charte de bonne conduite contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Parmi eux figurent France Télévisions, Disney, TF1, Canal+, M6, Lagardère, Mediawan, Radio France ou encore SFR. L'initiative a été portée par l'association Pour les femmes dans les médias, quelques semaines après les révélations de l'affaire de la "Ligue du LOL", ces journalistes et communicants qui harcelaient sur internet principalement des jeunes femmes.

Les médias signataires s'engagent notamment à informer leurs salariés, à mettre en place un dispositif d'écoute et d'aide aux victimes, et à partager leurs bonnes pratiques.

"Un devoir d'exemplarité"

"La télévision, la radio et tous les médias sont des ouvertures vers la culture" et ont donc "un devoir d'exemplarité", souligne le ministre de la Culture dans un communiqué. "Les victimes ne sont plus seules", affirme la charte. "Elles ne sont pas jugées. Elles disposent d'une écoute bienveillante. On ne minimise pas les faits. La confidentialité est préservée. Elles peuvent être aidées sans être menacées professionnellement."

Une enquête menée en ligne par des collectifs féministes a fait état, début mars, de violences sexistes et sexuelles "massives" dans les médias.

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