L'école de journalisme de Grenoble "condamne" des "propos haineux" tenus par d'anciens étudiants sur un groupe Facebook

Selon d\'anciennes élèves de l\'école de journalisme de Grenoble, le groupe Facebook d\'anciens était baptisé \"Ultim-hate\" et était encore actif en pleine polémique sur \"La Ligue du LOL\". (Photo d\'illustration)
Selon d'anciennes élèves de l'école de journalisme de Grenoble, le groupe Facebook d'anciens était baptisé "Ultim-hate" et était encore actif en pleine polémique sur "La Ligue du LOL". (Photo d'illustration) (JAAP ARRIENS / AFP)

Plusieurs anciennes élèves avaient dénoncé l'attitude de leurs anciens camarades sur Twitter, dans la foulée des révélations sur "La Ligue du LOL".

"Avant les rédactions, c'est dès les écoles de journalisme qu'agissent des semblables de 'La Ligue du LOL'.Dans le sillage des accusations de harcèlement et cyberharcèlement contre les membres de ce groupe Facebook, composé notamment de journalistes, plusieurs anciennes élèves de l'école de journalisme de Grenoble (EJDG) ont dénoncé un comportement similaire de la part de certains de leurs anciens camarades, sur des groupes Facebook. Mardi 12 février, l'établissement a "condamné ces propos haineux".

Plusieurs "ancien.ne.s étudiant.e.s" ont été "la cible de dénigrement", explique l'EJDG dans son communiqué. L'école a annoncé organiser, mardi soir, une réunion avec ses étudiants actuels pour "échanger sur ces dérives et sur les moyens d'éviter qu'elles se reproduisent dans l'avenir".

Des attaques "ciblant de préférence les femmes"

Lundi, Céline Argento, journaliste et élève de l'école entre 2014 et 2016, a évoqué sur Twitter "d'anciens membres de [sa] promo" qui "continuent aujourd'hui d'alimenter un groupe de haine, joliment appelé 'Ultim-hate'""Rien n'est illégal", a-t-elle assuré, mais "il me semble honteux que des personnes ayant pour vocation d'informer puissent en être réduites à simplement critiquer pour le plaisir."

"Certains 'camarades' de promo (mecs ET filles) prenaient plaisir à partager des contenus dégueulasses sur des groupes", a confirmé sur Twitter une autre ancienne élève, Charlotte Heymelot. "En ciblant de préférence les femmes, élèves comme professeures", poursuit-elle. Des messages "abjects" qui "continuaient encore hier soir, trois ans après notre sortie d'école", a-t-elle expliqué à franceinfo.

Elle explique que les personnes concernées agissaient sur deux groupes : un groupe commun à plusieurs promotions de l'école, et destiné à tous les élèves, ainsi qu'un groupe réunissant uniquement certains élèves, celui baptisé "Ul-Team-(H)ate" ou "Ultim-hate", selon les témoignages.

Deux autres anciennes élèves de l'EJDG ont dénoncé des faits similaires, toujours sur Twitter. Mardi, l'équipe pédagogique de l'école de journalisme a expliqué avoir discuté avec ces anciennes étudiantes, et les avoir "assurées de son plein soutien".

Vous êtes à nouveau en ligne