Harcèlement : l'association Prenons la une demande l'ouverture d'une enquête sur la "Ligue du LOL"

La une du journal \"Libération\" du 12 février 2019, au sujet de la \"Ligue du LOL\".
La une du journal "Libération" du 12 février 2019, au sujet de la "Ligue du LOL". (ETIENNE LAURENT / EPA / AFP)

L'association, qui milite pour l'égalité femmes-hommes dans les rédactions, a adressé un signalement au procureur de la République à Paris.

L'association Prenons la une, qui milite pour l'égalité femmes-hommes dans les rédactions, a adressé lundi 20 mai un signalement au procureur de Paris, afin qu'il ouvre une enquête sur les agissements des membres de la "Ligue du LOL". En début d'année, le milieu médiatique a été secoué par l'affaire dite de la "Ligue du LOL", un groupe de journalistes et communicants accusés d'avoir harcelé des internautes sur les réseaux sociaux, principalement des femmes, dans les années 2010.

"Les agissements de la 'Ligue du LOL' révélés depuis février 2019 dans de nombreux articles de presse sont susceptibles de recouvrir des infractions telles que 'harcèlement moral', 'injure raciste' et 'incitation à la haine raciste et sexiste'", estime l'association, dans un communiqué. "Pour les victimes passées, et pour éviter que ces faits se renouvellent, conformément à l'objet de notre association, nous demandons au procureur de la République l'ouverture d'une enquête sur ces événements", poursuit le communiqué.

Permettre aux victimes de porter plainte

L'association appelle aussi la garde des Sceaux Nicole Belloubet et la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, à faire de même. Pour la présidente de l'association Léa Lejeune, qui "regrette qu'il n'y ait pas eu d'enquête préliminaire ouverte dans cette affaire", il s'agit de "faire la lumière sur l'ampleur des faits" et leur gravité et de vérifier s'il y a ou non prescription, pour permettre aux victimes qui le souhaitent de porter plainte.

"Le parquet n'a toujours pas ouvert d'enquête, or les auteurs des faits sont en train d'effacer leurs données, leurs tweets, de faire retirer leurs noms des articles. C'est une stratégie qui fait peur aux victimes. Il est temps qu'ils soient enfin interrogés par la justice", déplore de son côté l'avocat de l'association, Jean-Baptiste Soufron. L'enquête permettrait notamment de "récupérer un certain nombre d'éléments qui ont été effacés", d'après Prenons la une.

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