VIDEO. Celle qui accuse

Alors que s’ouvre aux assises le procès de Georges Tron, le maire de Draveil accusé de viols et d'agressions sexuelles, l’une de ses accusatrices livre, en exclusivité pour "Envoyé spécial", le récit de six années sous pression.

C’est l’histoire d’une descente aux enfers, après un dépôt de plainte. L’histoire que vivent la plupart de celles qui osent parler et se dire victimes d’une agression sexuelle, comme Virginie Ettel. En mai 2011, cette ancienne employée municipale accuse Georges Tron, maire de Draveil, dans l’Essonne, de l’avoir violée. A l’époque, l’affaire fait grand bruit : Georges Tron est aussi secrétaire d’Etat à la Fonction publique sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Il démissionne du gouvernement quelques jours plus tard et dément toutes les accusations.

Lettres anonymes et dessins de cercueil

Depuis qu’elle a brisé le silence, Virginie Ettel affirme vivre un cauchemar. Dès le début, sa parole a été mise en doute. D’anciens collègues ont envoyé aux enquêteurs des courriers qui la dépeignent comme une femme alcoolique aux mœurs légères. Elle se dit la cible d’intimidations répétées. Encore aujourd’hui, des lettres anonymes lui intiment l’ordre de retirer sa plainte, dessins de cercueil à l’appui.

Virginie Ettel a dû déménager, elle est tombée en dépression, son couple a explosé. Alors que s’ouvre aux assises le procès de Georges Tron, l’une de ses accusatrices livre, en exclusivité pour "Envoyé spécial", le récit de six années sous pression.

Un document signé Virginie Vilar et Perrine Bonnet, diffusé dans "Envoyé spécial" le 14 décembre 2017.

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