La première condamnation pour outrage sexiste a été prononcée dans l'Essonne

Marlène Schiappa, secrétaire d\'Etat chargée de l\'Égalité entre les femmes et les hommes, le 24 juillet 2018, à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, le 24 juillet 2018, à l'Assemblée nationale, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Un homme de 30 ans a été condamné à 300 euros d'amende pour outrage sexiste. Il a aussi été condamné à neuf mois de prison, dont six avec sursis, pour avoir agressé une jeune femme et un chauffeur de bus.

C'est une première. Un homme a été condamné vendredi à une amende de 300 euros pour outrage sexiste, ont indiqué à l'AFP le parquet d'Evry et la chancellerie, mardi 25 septembre. Cette infraction a été créée par la loi contre les violences sexistes et sexuelles, adoptée le 1er août.

Les faits se sont déroulés mercredi dernier. Dans un bus de Draveil (Essonne), vers 17 heures, un homme de 30 ans, "fortement alcoolisé", s'en prend à une femme de 21 ans, explique le parquet. "Il lui a asséné une claque sur les fesses. Puis, semble-t-il pour légitimer son acte, il se met ensuite à l'outrager : il la traite de pute, lui dit : 't'as de gros seins'."

La jeune femme rejoint le chauffeur de bus, et l'homme s'en prend alors physiquement au conducteur, qui appelle la police et verrouille les portes du bus jusqu'à l'arrivée des agents. 

Neuf mois de prison

En plus des 300 euros d'amende, l'homme a été condamné à neuf mois de prison, dont six avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve, notamment avec une obligation de soins, pour l'agression sexuelle de la jeune femme et l'agression du chauffeur. Il a été incarcéré. "C'est la première condamnation pour outrage sexiste au niveau national", a certifié la chancellerie.

"Première condamnation pour outrage sexiste ! Bravo pour la réactivité du chauffeur de bus et mise en œuvre de la sanction. Ensemble mettons fin aux violences sexistes et sexuelles", a réagi la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, sur Twitter.

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