Soupçons d'agressions sexuelles au PCF : le parti demande à son mouvement de jeunes "d'agir vite"

Un stand des Jeunes communistes le 9 septembre 2016 à la Fête de l\'Humanité, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Un stand des Jeunes communistes le 9 septembre 2016 à la Fête de l'Humanité, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). (MAXPPP)

Le Parti communiste réagit à des accusations d'agressions sexuelles relayées dans la presse.

"Agir vite." C'est ce que le Parti communiste demande au Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) et à l'Union des étudiants communistes (UEC), après des soupçons d'agressions sexuelles et de viols au sein de ces organisations. Le PCF les invite "à mettre en place une commission pour prévenir et lutter contre les violences et agressions sexistes", écrit le parti dans un communiqué en référence à des accusations relayées début janvier dans Le Monde et le 24 février dans un article de L'Obs.

Dans son communiqué, le PCF "conseille de saisir à chaque fois la justice" et "de préserver l'anonymat des victimes comme des mis en cause", ajoutant qu'il ne peut y avoir "aucune complaisance ni aucun sentiment d'impunité". "Comme c'est déjà le cas au PCF, en cas de plainte auprès du tribunal, les mis en cause seront suspendus de leur fonction et de leur droit dans l'attente de la décision de justice et exclus en cas de condamnation", poursuit le texte.

Dans une série de tweets, la militante féministe Caroline de Haas a rudement critiqué ce texte. Elle estime, notamment, "que rien ne va dans votre déclaration sur les violences sexuelles". Et plus loin, explique : "Les procédures internes aux entreprises, aux associations ou aux organisations politiques ne sont pas liées à la procédure judiciaire. Une personne peut être virée pour harcèlement sans plainte. (...) C'est à vous de faire le boulot. Vu la gravité des faits dont témoignent de nombreuses femmes, vous devez déclencher une enquête interne."

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