Le trompettiste Ibrahim Maalouf va faire appel de sa condamnation à 4 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle

Le trompettiste Ibrahim Maalouf, le 15 juillet 2016 aux Francofolies de La Rochelle. 
Le trompettiste Ibrahim Maalouf, le 15 juillet 2016 aux Francofolies de La Rochelle.  (XAVIER LEOTY / AFP)

L'artiste, qui était présent à l'énoncé du jugement, a toujours nié toute agression sexuelle, plaidant le "dépit amoureux" d'une jeune fan, à l'époque âgée de 14 ans, qui n'aurait pas supporté d'être éconduite.

"Il est hors de question qu'on reste là-dessus, on va faire appel", a réagi Ibrahim Maalouf sur Europe 1. Le tribunal correctionnel de Créteil a condamné, vendredi 23 novembre, le trompettiste franco-libanais à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour une agression sexuelle sur une collégienne de 14 ans, en 2013. Le tribunal a également condamné l'artiste à une amende de 20 000 euros. Lors de l'audience début novembre, le procureur avait requis six mois d'emprisonnement avec sursis. Ibrahim Maalouf, qui était présent à l'énoncé du jugement, a toujours nié toute agression sexuelle.

"Quatre mois avec sursis pour un smack qu’une fan ado, folle amoureuse de moi me fait malgré la distance que j’ai imposée !", a-t-il réagi sur Twitter, quelques heures après l'énoncé du verdict, s'étonnant d'être condamné alors que "nous avons apporté les preuves qu’elle mentait et changeait de version dès que ça l’arrangeait", estime-t-il.

En stage dans son studio d'enregistrement

Selon la version de la jeune femme, aujourd'hui âgée de 18 ans, le musicien l'aurait embrassée une première fois un soir à la sortie d'un cinéma. Un "baiser avec la langue" selon elle, un "bisou", selon Ibrahim Maalouf, 33 ans à l'époque. Deux jours plus tard, le musicien l'aurait à nouveau embrassée, dans son studio d'enregistrement cette fois, où elle faisait un stage. Il l'aurait "attrapée par le bassin", mimant un acte sexuel. "Je sentais son sexe derrière moi sur mes fesses", avait-elle déclaré aux enquêteurs.

Cette deuxième séquence n'a jamais existé, a pour sa part maintenu à la barre le trompettiste. "En aucun cas je n'ai eu d'attirance physique ou sexuelle" pour cette "adolescente", a-t-il assuré. Il a néanmoins ajouté se sentir "coupable" de "ne pas avoir su mettre des limites".

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