Le médecin de la police du Grand Est condamné à un an de prison avec sursis pour agressions sexuelles

Une salle d\'audience du tribunal correctionnel de Reims (illustration).
Une salle d'audience du tribunal correctionnel de Reims (illustration). (AURÉLIE JACQUAND / FRANCE-BLEU CHAMPAGNE)

Le tribunal correctionnel de Reims a reconnu neuf victimes, huit femmes et un homme, qui s'étaient plaints de gestes déplacés pendant des examens médicaux.

Le Dr Christian Frey, médecin-inspecteur de la police dans le Grand Est, a été reconnu coupable mardi 18 juin à Reims de neuf agressions sexuelles sur de jeunes policiers et condamné à un an de prison avec sursis. Une peine assortie d'une interdiction d'exercer et d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles, rapporte France Bleu Lorraine Nord. Le praticien de 63 ans devra également verser entre 1 500 et 3 000 euros à ses victimes.

L'avocate de six des victimes, Me Frédérique Gibaud, s'est dit "satisfaite" de cette condamnation. On ne sait pas encore si le médecin, qui était absent lors du jugement, va faire appel de sa condamnation, indique France Bleu.

Des agressions sexuelles pendant les visites médicales

Le tribunal a reconnu neuf victimes - huit femmes et un homme - sur les 10 qui avaient été identifiées pendant la procédure. Il s'agit de jeunes policiers, pour la plupart adjoints de sécurité, qui s'étaient plaints de gestes déplacés - palpations sur les seins ou les testicules - de la part du médecin de la police, alors qu'il les examinait pour des visites médicales de recrutement. La dernière étape avant la validation de leur diplôme. À l'audience, le 14 mai dernier, 18 mois de prison avec sursis avaient été requis.

À son procès, le Dr Frey avait assuré n'avoir fait que "des gestes professionnels et médicaux dans le cadre du dépistage du cancer". D'autres médecins-inspecteurs de la police l'avaient contredit pendant l'enquête, précisant que cela n'entrait pas dans le cadre des visites médicales de recrutement.

Le médecin, basé administrativement à Metz, n'en a pas fini avec la justice puisque 12 nouvelles plaintes ont été déposées à son encontre auprès du Procureur de la République de Metz.

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