JO de Pyeongchang : le CIO veut "protéger" les athlètes face au harcèlement sexuel

A Pyeongchang (Corée du Sud), le 5 février 2018. 
A Pyeongchang (Corée du Sud), le 5 février 2018.  (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Une cellule d'aide aux victimes à destination des athlètes est mise en place pour les Jeux d'hiver qui s'ouvrent vendredi.

Alors que Larry Nassar, ex-médecin qui soignait les plus grandes gymnastes américaines, vient d'être condamné à vie pour des agressions sexuelles à répétition, le Comité international olympique (CIO) a mis en place pour les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang (Corée du Sud), qui commencent vendredi 9 février, une cellule d'aide aux victimes.

"Quand nous avons commencé ce travail, c'était vraiment un sujet tabou", explique Susan Greinig, en charge de cette cellule du CIO, et qui rejette toute responsabilité dans le scandale de la gymnastique américaine. Durant la quinzaine des JO de Pyeongchang (9-25 février), quatre lieux d'accueil seront ouverts, afin d'offrir un soutien médical et psychologique aux victimes de harcèlement ou d'abus sexuels.

Des conseils juridiques et une hotline

"Nous devons renforcer la prise de conscience afin de protéger les sportifs et les aider à éviter ou gérer toute situation, explique Susan Greinig. Les fédérations peuvent constater à quel point de telles pratiques peuvent détruire le sport. Nous perdons des sportifs talentueux et c'est un vrai désastre de voir des sportifs renoncer à leur carrière."

Concrètement, la cellule est là pour recueillir les témoignages des victimes et leur donner des conseils juridiques pour éventuellement déposer plainte. Le CIO, qui a également ouvert une hotline, peut de son côté saisir son département juridique et éthique, et ouvrir une procédure disciplinaire contre l'auteur des faits, avec des sanctions qui peuvent aller d'un avertissement au retrait de l'accréditation.