Harcèlement de rue : quelles sont les sanctions ?

France 3

Le témoignage de la jeune femme frappée après avoir répondu à son harceleur relance le débat. Une nouvelle infraction sera créée en septembre.

Alors qu'elle revenait du travail, Marie Laguerre a été harcelée en pleine rue et frappée après avoir répondu à son harceleur. La jeune femme a ensuite publié la vidéo de son agression. Que risque cet homme pour son comportement ? "Aujourd'hui, il est impossible de condamner l'agresseur de Marie Laguerre, spécifiquement pour harcèlement de rue, parce que cette infraction n'existe pas, explique la journaliste Sophie Neumayer. Par contre, on le voit frapper sa victime. Il peut donc être poursuivi pour violence volontaire, Marie Laguerre s'étant vu prescrire une interruption temporaire de travail d'un jour. Ces faits sont punis au minimum d'une amende de 1 500 €. Si les magistrats retiennent des circonstances aggravantes, telles que l'alcool et les stupéfiants, cette peine peut aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement", poursuit la journaliste.

Une nouvelle loi devrait s'appliquer à partir de septembre 2018

Mais les choses devraient évoluer prochainement. "Une nouvelle infraction va être créée. Les commentaires sur le physique ou la tenue seront condamnés, mais aussi les sifflements, les regards appuyés, les propos sexistes ou le fait de suivre une personne dans la rue qui ne répond pas ou qui exprime un refus. Ces actes relèveront de l'outrage sexiste et seront punis d'une amende de 90 à 750 €, pouvant aller jusqu'à 3 000 € en cas de récidive ou de circonstances aggravantes. Ces amendes pourront être assorties d'un stage de civisme. Mais la principale difficulté sera de prouver les faits, ou de retrouver l'auteur s'il n'est pas pris sur le vif," conclut Sophie Neumayer.

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