Harcèlement de rue : 332 personnes ont été verbalisées pour outrage sexiste depuis le mois d'août 2018

Marlène Schiappa, le 28 février 2019, à Pessac (Gironde). 
Marlène Schiappa, le 28 février 2019, à Pessac (Gironde).  (NICOLAS TUCAT / AFP)

Ce délit a été créé dans le cadre de la loi contre les violences sexistes et sexuelles.

C'était l'une des mesures phare de la loi Schiappa. Depuis l'adoption du texte, au mois d'août dernier, 322 contraventions pour outrage sexiste ont été dressées, indique le secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes, dans un communiqué publié mercredi 6 mars. Dans ce document, la ministre Marlène Schiappa salue "ce travail nouveau et important mené par les forces de l'ordre sur l'impulsion du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour protéger les femmes et assurer leur liberté à circuler dans l'espace public en toute sécurité".

Une amende de 90 euros à 750 euros

Dans la loi contre les violences sexistes et sexuelles, adoptée en août, la notion "d'outrage sexiste" est définie comme "le fait d'imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante". Ces faits sont à présent passibles d'une amende de catégorie 4, allant de 90 euros en paiement immédiat à 750 euros, et même de catégorie 5 (jusqu'à 3 000 euros) en cas de récidive ou de circonstances aggravantes.

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