#BalanceTonMétro : des militantes féministes réclament plus de moyens à la RATP pour lutter contre le harcèlement

L\'association Les effronté·es a lancé avec le collectif Nous Toutes le hashtag #BalanceTonMétro sur les réseaux sociaux, le 24 avril 2019.
L'association Les effronté·es a lancé avec le collectif Nous Toutes le hashtag #BalanceTonMétro sur les réseaux sociaux, le 24 avril 2019. (CAPTURE D'ECRAN TWITTER)

Des militantes féministes ont mené une opération mercredi dans le métro parisien pour inciter la RATP à agir contre ces agressions. Sur les réseaux sociaux, les témoignages se sont multipliés.

Après #BalanceTonPorc et #MeToo, un nouveau hashtag agite les réseaux sociaux depuis mercredi 24 avril. Intitulé #BalanceTonMétro, il est utilisé notamment sur Twitter par de nombreuses femmes qui racontent le harcèlement et les agressions sexuelles qu'elles ont subis dans les transports en commun. Ce mot-dièse a emergé alors que des militantes féministes menaient, mercredi, une opération dans des stations parisiennes pour alerter la RATP et l'inciter à agir mieux et plus vite. D'après l'association Les effronté·es, 100% des femmes ont déjà été agressées dans les transports.

"Les remarques, les réflexions, les gens qui vous suivent dans le couloir, ceux qui se mettent en face de vous parce qu'ils ont une envie pressante de se gratter l'entrejambe... Des trucs comme ça, ça existe tous les jours. Après, on essaie de ne pas faire attention, d'avancer plus rapidement", témoigne une Parisienne, à la sortie d'une station de métro. Certaines voyageuses mettent en place des stratégies pour éviter d'être harcelées. "Ne pas rentrer seule, ne pas rentrer à certaines heures, amener une tenue de rechange si on va en soirée", énumère Myriam, militante féministe de 26 ans.

Davantage de formation et de personnels

La jeune femme réclame des gestes forts de la RATP. "Ce qu'on aimerait, c'est qu'il y ait déjà plus de moyens sur la formation parce que les agents et les agentes de la RATP ne sont pas du tout formés à recueillir ces témoignages, à accueillir les victimes et les orienter (...). On voudrait aussi qu'il y ait plus de personnel dans les gares, dans les stations, peut-être même dans les rames pour prévenir ce genre de problème", détaille Myriam.

La seule chose qu'ils nous disent, c'est d'aller porter plainte. Sauf que ça n'aboutirait probablement pas.Myriamà franceinfo

De son côté, la RATP affirme être engagée contre le harcèlement sexuel. Les équipes de sûreté sont sensibilisées aux violences faites aux femmes et des agents ont reçu des formations spécifiques. Un numéro d'alerte, le 3117 a été mis en place en 2016 conjointement avec la SNCF. Il est disponible 24h/24.

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