VIDEO. "La Greffe générale" : quand les gueules cassées créent leur propre journal

Blessés au visage, des anciens combattants se sont dotés de leur propre organe de presse, dès décembre 1917. 

"Rire quand même." Telle est la promesse du journal La Greffe générale, créé en décembre 1917 par des blessés de la face hospitalisés au Val de Grâce, à Paris. Ceux qu'on appelle les gueules cassées sont revenus défigurés du front. Et parce qu'ils en ont marre d'être dévisagés dans la rue, ils prennent la parole. 

"Ne pas exciter la pitié"

Dans le premier numéro, ils expliquent leur démarche : "Nous ne voulons pas exciter la pitié de nos contemporains." Leur objectif est avant tout de parler d'eux et de leur situation pour se faire comprendre des civils restés à l'arrière. Les auteurs précisent que les bénéfices que susciteraient les ventes du journal sont destinés à "l'amélioration de l'ordinaire" des gueules cassées.

Un coup de pouce bienvenu pour ces "blessés de la trogne" qui n'auront droit à aucune pension, au contraire des invalides, et dont le préjudice ne sera reconnu que sept ans après la guerre. En France, 15 000 combattants reviendront du front avec une blessure grave au visage. Au total, ils seront près de 300 000 dans toute l'Europe. 

Comment les journaux ont-ils parlé de la grande guerre ? Et les poilus, que pensaient-ils du travail de la presse ? Ce contenu fait partie d'un voyage 7 vidéos de 4 minutes dans les archives de presse de la grande bibliothèque nationale de France, en partenariat avec Retronews. 

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