France Soir : un plan de reprise proposé

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Deux semaines après l'annonce de la fin de la version papier de France Soir, l'ancienne directrice du quotidien, Christiane Vulvert a proposé hier un plan de reprise pour sauver le journal. La direction répond que le journal n'est "pas à vendre".

Un nouveau plan de reprise a été proposé pour sauver le quotidien France Soir, dans une situation économique délicate. La proposition vient cette fois de Christiane Vulvert, son ancienne directrice générale.

Son projet, maintenir la version papier du quotidien et supprimer 30 emplois, trois fois moins que ce que proposait la direction. Le 14 octobre, la direction avait en effet annoncé vouloir abandonner le quotidien papier- pour se concentrer sur le web en supprimant au passage 89 emplois, soit les 3/4 des postes.

La proposition de l'ex-directrice générale est "le premier dossier de reprise présenté officiellement aux syndicats", a déclaré Romain Altmann, représentant du comité Inter CGT du journal, qui a présenté le plan. "Il ouvre des perspectives aux salariés", a-t-il ajouté.

Les 30 postes sur la sellette concerne des "hauts salaires engagés à l'arrivée de la nouvelle direction il y a deux ans", précise le syndicat. Grâce à ses suppressions, la masse salariale passerait de 12 à 8 millions d'euros.

Christiane Vulvert veut présenter son projet à l'Elysée et au ministère de la Communication pour obtenir leur soutien face au propriétaire russe, a précisé une source proche du dossier.

Pour la direction, "le journal n'est pas à vendre"
Mais la direction de France Soir a rejeté la proposition de reprise: "le journal n'est pas à vendre", a déclaré son porte-parole. Il a précisé qu'un investissement minimum de 25 millions d'euros était nécessaire pour maintenir en vie le journal. Christiane Vulvert propose 10 millions.

Le quotidien historique, relancé en 2010 après avoir été repris par le milliardaire russe Alexander Pougatchev, n'a pas atteint les objectifs qu'affichait son repreneur. Avec moins de 70.000 exemplaires en moyenne contre 200.000 espérés, le journal a accumulé les pertes avant d'être placé sous la protection de la justice jusqu'à la fin de l'année. Fin août, la direction du journal avait demandé à être placée sous sauvegarde pour six mois, mais le tribunal de commerce ne lui en avait accordé que quatre.

Camille Labrousse, avec agences

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