Violences conjugales : "Il y a des mots forts et des actes faibles", dénonce le député LR Aurélien Pradié

Le député Les Républicains du Lot Aurélien Pradié, le 9 juin 2020 à Paris.
Le député Les Républicains du Lot Aurélien Pradié, le 9 juin 2020 à Paris. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

"Un grand pays comme la France qui n'est pas capable de réduire le nombre de féminicides est un pays qui échoue", affirme le député Les Républicains Aurélien Pradié, jeudi 20 août sur France Inter.

"Si depuis plusieurs mois nous avons une augmentation du nombre de féminicides, c'est que tout n'est pas fait pour lutter contre les féminicides", affirme jeudi 20 août sur France Inter le député du Lot Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains.

Selon les chiffres publiés lundi par la Délégation aux victimes des directions générales de la police nationale et de la gendarmerie nationale, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2019. "Ce chiffre, c'est une honte absolue. Un grand pays comme la France qui n'est pas capable de réduire le nombre de féminicides est un pays qui échoue", dénonce le député du Lot. "Il y a des mots forts et des actes faibles" sur la protection des victimes de violences conjugales, selon lui. Aurélien Pradié est à l'origine d'une proposition de loi portant notamment sur la généralisation du bracelet anti-rapprochement, adoptée fin 2019.

Depuis un an, notre pays a été infoutu de mettre en place les bracelets anti-rapprochement là où les Espagnols l'ont fait en l'espace de deux mois.Aurélien Pradié, député LR du Lotsur France Inter

"Je continue à dire que sur ce sujet, notre pays et notre gouvernement ne sont pas à la hauteur, peut-être de la communication mais pas des actes. Il faut aller beaucoup plus loin", poursuit-il.

Le secrétaire général des Républicains appelle à "développer autour d'un millier de bracelets anti-rapprochement à la rentrée de septembre. Ces moyens, on peut tout à fait les trouver, on parle de quelques millions d'euros. Nous parlons derrière de sauver la vie de femmes et d'hommes qui sont tués dans le cadre de violences conjugales. Est-ce que ça mérite de jouer les petits comptables ? Evidemment que non !", plaide Aurélien Pradié. "C'est au-delà d'une question de moyens financiers, c'est une question de volonté politique. On a sûrement jamais autant parlé des violences conjugales mais je ne suis pas sûr que nous soyons dans une période dans laquelle on a fait beaucoup."

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