La libération de Ramon Cortès pose question sur les procès en appel

FRANCEINFO

Condamné à 30 ans de réclusion pour féminicide, Ramon Cortès a été remis en liberté. Cela s'explique par un procès en appel qu'il attendait depuis deux ans et demi, un délai non raisonnable pour la justice.

C'est une remise en liberté qui fait grincer des dents. Ramon Cortès se retrouve désormais en liberté. Pourtant, cet homme avait été condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse. Mais attendant son procès en appel depuis deux ans et demi, il a fini par faire jouer ce délai trop long pour obtenir une libération. Une nouvelle que ne comprend pas la famille de la victime. "Je suis catastrophé par cette décision même si je la comprends. Juridiquement, je la comprends", explique l'avocat de la famille.

Un système à revoir ?

Les cours d'assises n'arrivent pas toujours à siéger dans les délais. Depuis 2001, elles doivent aussi gérer les appels de verdict d'assises. Une charge de travail qui devient trop importante : en 2018, 2391 affaires ont dû être gérée, auxquelles s'ajoutent 539 en appel. Une situation qui pourrait encore se dégrader. Une loi votée en 2019 prévoit de passer le délai entre le verdict des assises et l'appel à deux ans.

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