Féminicide en Alsace : la gendarmerie pointée du doigt

FRANCE 2

Une femme de 40 ans aurait été poignardée à mort par son conjoint à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin). Celui-ci a été mis en examen pour meurtre. Ce drame aurait-il pu être évité ? Selon la fille de la victime, les gendarmes prévenus ont tardé à intervenir

Quelques roses rouges sont déposées à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), sur le lieu du drame. C'est l'hommage silencieux d'une jeune fille à sa mère, morte dans ses bras. Sylvia Walter avait 40 ans. Dimanche 10 novembre au soir, sa fille, appelée au secours, n'a rien pu faire. "Je suis arrivée, on a escaladé le portail, on a essayé de fracturer la porte pour pouvoir rentrer. On l'a vu lui mettre le dernier coup de couteau dans le cou de ma maman", explique Stella Guitton, la fille de la victime.

Les gendarmes se défendent de tout manquement

Alertés vers 23 heures pour une dispute conjugale, les gendarmes de Bischwiller (Bas-Rhin) arrivent une vingtaine de minutes plus tard sur les lieux, selon la gendarmerie. Bien trop tard, selon la fille de la victime. "J'habite à Bischwiller, la gendarmerie est à Bischwiller. J'ai appelé les gendarmes quand j'étais encore chez moi. J'ai mis trois minutes à venir, ils ont mis à peu près une demi-heure", précise Stella Guitton. Les gendarmes, eux, se défendent de tout manquement. "Il faut comprendre que, parfois, il peut y avoir un délai d'intervention lié à une distance qui va être incompressible. Mais la gendarmerie prend en compte le délai d'urgence et s'est déplacée extrêmement rapidement sur cette intervention", assure Maddy Scheurer, porte-parole de la gendarmerie nationale.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne