Émotion à Cayenne après un féminicide

Une équipe du journal "Le Monde" a mené une enquête longue d'un an sur les féminicides. En Guyane, l’émotion grandit après la découverte du corps d'une jeune femme. Ses proches pointent son compagnon.

Un petit groupe de personnes participe à une marche, contexte sanitaire oblige, mais derrière, un long cortège suit. Karina a été retrouvée morte à l’âge de 23 ans en mai dernier. On ne connaît pas encore les circonstances exactes de disparition, mais sa famille estime qu’elle est morte sous les coups de son compagnon. "Nous voulons que toutes les femmes qui souffrent de violences conjugales, qui se font menacer, se font battre, n’aient pas peur de se signaler", explique sa cousine. "Ça part de l'éducation à la base, apprendre aux enfants à maitriser la violence, apprendre à se contrôler et discuter avant d’en arriver aux coups et au meurtre", abonde une autre femme présente lors de cette marche.

Un des départements les plus touchés

Karina était enceinte, et selon son avocat, il s‘agit bien d’un féminicide. La famille réclame justice car elle connaissait les violences dans le couple. Il faut dire "ça suffit", exprime leur avocat à leur nom. Le corps n’a été identifié que 12 jours après avoir été retrouvé, et des zones d’ombre demeurent. Le procureur de la République a ouvert une information judiciaire pour meurtre. Deux juges ont été nommés sur le dossier "signe de la mobilisation" pour le procureur. D’autres actions contre le féminicide sont prévus en Guyane, un des départements qui compte le plus de violences conjugales en France.

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